Cette hisoire fait réfléchir.
Lisez-la en entier S.V.P.Le vent glacé me giflait le visage, nous roulions vite, trop vite. Les lumières trop fortes des phares m'éblouissaient, la route s'enfuyait loin derrière nous. J'aimais cette sensation, mais elle me terrifiait.
« Ralenti, soufflai-je
- Dis-moi que tu m'aimes. »
Il nous fallait hurler au dessus du ronflement de la moto pour nous entendre.
« Je t'aime, mais je t'en prie ralenti
- Prends mon casque et met le, il me gène.
- J'ai peur.
- Alors serre-moi fort. »
Je m'agrippais et tenais tout mon corps contre le sien. La nuit sombre défilait.
« Ferme les yeux, fais-moi confiance, quand tu les ouvriras tout sera fini. »
Je fermais les yeux, obéissante, confiante.
Il y eut un virage serré, trop serré, suivit d'un cahot brusque, en une fraction de seconde, je ne sentis plus la moto sous moi, mes bras avaient relâchés leur étreinte, puis tout s'assombrit.
J'ouvris les yeux, la lumière blanche m'aveugla d'abord. Je sentis glacés contre moi de grands draps blancs. J'étais allongée dans un lit d'hôpital. Tout me revint à l'esprit.
Un accident, un mort, une blessée.
Est-ce que tu savais que les freins ne marchaient plus ? Est-ce que c'est pour cela que tu m'as donné ton casque ?